ARC – AÎNÉS ET RETRAITÉS DE LA COMMUNAUTÉ

POURQUOI UN REGROUPEMENT POUR HOMMES GAIS AÎNÉS SEULEMENT

La mission de l’ARC est de contribuer à briser l’isolement des hommes gais aînés, et de les amener à demeurer actif dans la communauté. Des activités socioculturelles, sportives et de loisirs sont organisées pour atteindre ces objectifs; elles répondent aussi à de multiples autres besoins, notamment :

  • interaction sociale,
  • interaction entre pairs,
  • soutien mutuel,
  • apprivoisement et cheminement du vieillissement, et
  • insécurités.

Les nouveaux membres proviennent de milieux très diversifiés, et se joignent à l’ARC, à la base pour un besoin d’appartenance à la communauté d’hommes gais aînés, mais aussi pour d’autres raisons très variées. Parmi les causes les plus significatives, on retrouve la perte d’un conjoint de longue date, la diminution du réseau social (amis décédés du sida ou autre), la difficulté à vivre la solitude, la sortie tardive du placard, ou la crainte de retourner au placard en hébergement dans le réseau de la santé. De plus, il ne faut pas sous-estimer le nombre d’hommes gais qui ont vécu la majorité de leur vie sans jamais avoir côtoyé le milieu LGBTQ+, et qui se retrouvent soudainement seuls.

Lors de la création de l’ARC en 2001, l’objectif original était d’inclure les hommes homosexuels et les femmes homosexuelles. Après les 15 premières années d’existence, force nous était de constater que :

  • seulement 2 femmes homosexuelles s’étaient jointes à l’ARC en 15 ans,
  • la plupart des nouveaux membres de l’ARC recherchaient un milieu d’hommes gais aînés auxquels ils pouvaient s’identifier,
  • les femmes homosexuelles préféraient elles aussi un milieu plus inclusif où elles pouvaient se retrouver entre elles.

C’est suite à ces constats que l’ARC modifiait sa mission en 2016 pour préciser qu’elle ne regroupait que des hommes gais aînés.

En réalité, les deux groupes de personnes, femmes lesbiennes et hommes gais, ont tout simplement un objectif d’inclusion entre pairs.es qui ne reflète aucunement l’exclusion. D’ailleurs, il en est de même pour l’ARC face aux hommes gais de moins de 50 ans, ou face aux hommes hétérosexuels qui eux non plus ne peuvent devenir membres de l’ARC, et avec lesquels il n’est nullement question de discrimination ou d’exclusion.

Autrement dit, les membres de l’ARC recherchent ce qu’ils ont en commun et les rassemble entre eux, et non pas ce qui les différencie des autres.

Fermer le menu